Ben Vida

Le retour du compositeur américain Ben Vida avec un nouveau disque qui repose sur des dialogues parlés, presque murmurés, qui ressemblent à des poèmes presque abstraits construits à partir de phrases anodines, glanées dans la vie quotidienne (extraits de romans, bribes de conversations entendues au supermarché). L’idée sous-jascente est d’être à l’écoute du monde tel qu’il est, d’être à l’écoute de notre environnement sonore. Un peu comme le fait Anne James Chaton avec les tickets de caisse récupérés dans les supermarchés pour nourrir sa poésie “blanche”, neutre et sans affect.

La musique est très douce, comme un refuge dans lequel on a envie de revenir et de se lover. Ce qui est intéressant aussi, c’est le côté fluide du genre de la voix : nous ne sommes pas vraiment dans les archétypes de voix masculines et féminines. Ben Vida est en effet secondé par les voix de Nina Dante, Christina Vantzou, John Also Bennett et Félicia Atkinson, et cela crèe un ton singulier

Un disque à écouter en intégralité pour en capter l’aspect hypnotique et doux.